Documentation terrain
Un constat doit pouvoir se retrouver.
Vous savez où vous avez observé le détail. Le lecteur doit pouvoir retrouver ce même endroit sans avoir suivi chacun de vos pas.
Choisissez votre système de repères.
Étage, pièce, façade, composante : la précision utile dépend du bâtiment. Avant de multiplier les observations, décidez comment vous nommerez les zones et conservez cette logique dans le dossier.
Les termes « avant », « arrière », « gauche » et « droite » deviennent ambigus si le point de vue change. Lorsque vous les utilisez, précisez la convention pertinente dans votre méthode de rapport. Ne déduisez pas une orientation cardinale si vous ne l’avez pas vérifiée. Un repère constant et compréhensible vaut mieux qu’une précision apparente.
Reliez les vues entre elles.
Un détail de raccord ou de revêtement peut être difficile à situer sur une image rapprochée. Ajoutez une vue de contexte lorsque le lecteur en a besoin et assurez-vous que sa légende renvoie au même emplacement que le constat.
Dans un exemple fictif, « sous l’évier de la cuisine » peut suffire à situer une observation. Dans un immeuble où plusieurs locaux se ressemblent, un identifiant supplémentaire devient nécessaire. La localisation devrait permettre de distinguer la zone concernée de toutes celles avec lesquelles elle pourrait être confondue.
Faites une recherche à froid.
À la relecture, prenez un constat sans regarder les images voisines. Pouvez-vous retrouver sa zone à partir du texte et des photos qui lui sont associés? Si vous avez besoin de votre souvenir de visite, complétez le repère.
Vérifiez aussi les textes réutilisés. Une formulation provenant d’un ancien dossier peut conserver un étage ou un emplacement qui ne correspond plus. Cette erreur passe facilement inaperçue lorsque le reste du paragraphe décrit bien la situation.
La localisation gagne à être enregistrée au moment de l’observation. Vous évitez de demander à votre mémoire de reconstruire une précision que vous aviez devant les yeux.
Les exemples de cet article sont pédagogiques. Adaptez votre méthode aux faits observés, au mandat et au cadre professionnel applicable.
Du constat au rapport.
Découvrez BatiFlow, le compagnon de rédaction de l’inspecteur en bâtiment, sur iPhone et Mac.
Essayer BatiFlow ↗︎